À partir de quel âge est-il utile de prendre du NAD+ ?
Il n'existe pas d'âge établi à partir duquel la supplémentation en NAD+ devient utile. Les études se concentrent sur les adultes d'âge moyen et plus âgés, mais aucun bénéfice fonctionnel mesurable n'a encore été démontré chez l'humain. Si tu envisages de commencer, le moment le plus étayé par les données scientifiques reste la cinquantaine passée, avec des attentes réalistes.
Les études menées chez l'être humain sur la supplémentation en NAD+ ont été réalisées presque exclusivement chez des adultes d'âge moyen ou plus âgés, souvent porteurs de facteurs de risque cardiométabolique comme le surpoids ou une glycémie élevée. Aucune étude n'a établi d'âge seuil concret à partir duquel cette supplémentation deviendrait utile. Si les chercheurs ciblent les adultes plus âgés, c'est parce qu'on suppose que les niveaux de NAD+ diminuent avec l'âge, mais cette baisse est beaucoup moins bien documentée chez l'humain que dans les études animales ou en laboratoire.
Ce que les études humaines montrent de façon constante, c'est que les taux de NAD+ dans le sang et les tissus augmentent bien lorsqu'on prend du nicotinamide riboside (NR) ou du nicotinamide mononucléotide (NMN). C'est le résultat le plus solide à ce jour. Les deux molécules sont bien tolérées, et aucun effet indésirable grave n'a été rapporté dans les essais cliniques réalisés jusqu'ici.
La question centrale est de savoir si des taux plus élevés de NAD+ se traduisent par quelque chose de perceptible ou de mesurable : une meilleure force musculaire, une mémoire plus vive ou un cœur en meilleure santé. Chez l'humain, aucune preuve convaincante ne répond encore à cette question. Les études disponibles sont de petite taille, utilisent des dosages variés et ont duré trop peu de temps pour permettre des conclusions solides ; leurs résultats sont mixtes.
Dans les études sur la souris, les résultats sont plus encourageants. Chez des souris présentant une pathologie de type Alzheimer, le NR a réduit l'inflammation, les dommages à l'ADN et les cellules sénescentes (des cellules âgées qui ne fonctionnent plus normalement et nuisent aux tissus environnants), tout en améliorant la fonction cognitive. D'autres modèles animaux montrent que l'apport de NAD+ améliore l'insuffisance cardiaque et l'athérosclérose. Ces résultats restent toutefois limités aux modèles animaux, et leur transposition à l'humain n'a pas encore été démontrée.
Concrètement : si tu as plus de 40 ans et souhaites expérimenter, les études disponibles ne t'excluent pas, mais elles ne garantissent pas non plus de résultat mesurable. Rien ne permet de penser que des adultes jeunes et en bonne santé en tireraient un bénéfice, simplement parce qu'ils n'ont pratiquement pas été étudiés et que leurs taux de NAD+ ne sont vraisemblablement pas encore fortement abaissés. La sécurité du NR et du NMN est raisonnablement documentée pour un usage de courte durée ; on ne sait en revanche presque rien de l'usage prolongé chez des personnes plus jeunes.
Affirmations fondées sur des revues et de petits essais cliniques chez l'humain (PMID 37068054, 41083806, 37619764), des études animales (PMID 34497121, 34843394) et une revue plus ancienne (PMID 26785480). Aucun grand essai clinique randomisé n'est disponible. Aucune étude n'a établi d'âge seuil.