Les compléments alimentaires à base de NAD+ font-ils grossir ?
Aucune donnée scientifique ne permet d'affirmer que les compléments de NAD+ comme le NMN ou le NR provoquent une prise de poids. Les études animales suggèrent même l'effet inverse, mais cela n'a pas encore été confirmé chez l'humain.
Les études menées chez l'humain sur des compléments de NAD+ comme le NMN et le NR ne signalent aucune prise de poids parmi leurs effets indésirables. Ces essais n'étaient toutefois pas conçus pour mesurer cet effet, et les groupes de participants étaient peu nombreux. Il n'existe donc aucun signe que ces compléments font grossir.
Les études animales pointent même dans la direction opposée. Chez la souris, la supplémentation en NR a protégé contre la prise de poids induite par un régime riche en graisses, en agissant sur des enzymes qui améliorent le métabolisme énergétique dans les mitochondries (les centrales énergétiques des cellules). D'autres études murines ont montré qu'une dépense d'énergie plus élevée réduisait la masse grasse et protégeait contre l'obésité. Ces résultats ne se transposent cependant pas automatiquement à l'humain.
Chez l'humain, un seul essai clinique randomisé en double aveugle de 10 semaines a été réalisé, auprès de femmes ménopausées en surpoids présentant un prédiabète. Le NMN y a amélioré la sensibilité à l'insuline dans les muscles, mais le poids n'était pas un critère de mesure. Dans un contexte très différent, celui de patients cancéreux souffrant de fonte musculaire et de perte de poids, un apport en NAD+ via la niacine (vitamine B3) a contribué à limiter cette perte. Cela ne dit rien sur une éventuelle prise de poids chez des personnes en bonne santé.
En résumé, aucune donnée scientifique ne montre que les compléments de NAD+ font prendre du poids. Les études disponibles sont de faible envergure et mesurent rarement le poids comme critère principal, ce qui rend toute conclusion définitive, dans un sens comme dans l'autre, prématurée.
Basé sur cinq affirmations issues d'études humaines et animales (PMID : 37068054, 22682224, 31302001, 33888596, 37012289). Aucune méta-analyse disponible. Les données humaines sont rares et n'ont pas été spécifiquement conçues pour mesurer les effets sur le poids.