NMN ou NR : lequel augmente le mieux le NAD+ ?
Sur la base du seul essai comparatif direct mené chez l'humain, le NMN et le NR augmentent le NAD+ de façon équivalente. Tu peux donc fonder ton choix sur le prix ou tes préférences pratiques, en attendant des données plus solides.
La seule étude de comparaison directe menée chez l'humain (65 adultes en bonne santé, randomisés) montre que le NMN et le NR augmentent le taux de NAD+ dans le sang de façon quasi identique après 14 jours de complémentation. Aucun des deux ne l'emporte statistiquement. Le nicotinamide, une molécule apparentée et moins chère, s'en sort moins bien : après 14 jours, aucune hausse durable du NAD+ n'est observée, seulement un effet transitoire et fugace.
Les deux molécules élèvent bel et bien le NAD+. Une étude pilote antérieure sur le NR avait montré, dès une dose unique, une concentration sanguine de NAD+ multipliée par près de 2,7, avec un effet proportionnel à la dose. Cette étude pilote a été partiellement financée par le fabricant du NR, ce qui mérite d'être gardé à l'esprit. Pour le NMN, un essai clinique distinct mené chez des personnes en surpoids de 45 ans et plus (2 000 mg/jour pendant 28 jours) confirme une hausse marquée des concentrations de NAD+ ; dans cet essai, le poids, la pression artérielle et le cholestérol LDL ont également diminué significativement, mais la force musculaire et la sensibilité à l'insuline n'ont pas progressé.
Sur le mécanisme d'action, la même étude comparative suggère que le NMN et le NR passent en partie par les bactéries intestinales : celles-ci convertissent les deux molécules en acide nicotinique, qui sert ensuite à fabriquer le NAD+. Ce processus n'est pas encore entièrement démontré dans les tissus humains vivants, mais il indique que l'état de ton microbiote intestinal pourrait jouer un rôle.
La question de savoir si des taux de NAD+ plus élevés se traduisent par des bénéfices mesurables, comme une meilleure condition physique, une santé cardiovasculaire améliorée ou une prévention de maladies, reste sans réponse. Des méta-analyses soulignent que les effets observés chez l'humain sont jusqu'ici plus modestes qu'attendu à partir des données animales. Aux doses et durées étudiées, les deux compléments alimentaires sont bien tolérés, mais les données de sécurité à long terme et à doses élevées restent insuffisantes.
Quatre essais cliniques randomisés et deux méta-analyses constituent la base de cette réponse. La comparaison directe NMN vs NR est issue d'un seul essai randomisé (n=65). L'étude pilote sur le NR (PMID 27721479) a été partiellement financée par le fabricant du NR (ChromaDex).