Un régime pauvre en graisses ralentit-il le vieillissement cutané ou l'aggrave-t-il ?
Rien ne prouve qu'un régime pauvre en graisses ralentisse le vieillissement cutané. Mieux vaut privilégier une alimentation variée, riche en légumes, fruits et antioxydants, avec un index glycémique bas : c'est ce profil alimentaire dans son ensemble qui bénéficie du soutien scientifique le plus solide pour la santé de la peau.
Ce que les études disponibles disent réellement est plus nuancé qu'un simple « moins de graisses, c'est mieux ». Le lien négatif identifié concerne les régimes riches en graisses, et non la faible teneur en graisses comme facteur protecteur. Des revues narratives associent une alimentation riche en graisses à davantage de signes de vieillissement, à une moins bonne capacité de régénération cutanée et à plus de dommages tissulaires. Ce sont toutefois des associations, pas des relations de cause à effet démontrées, et aucune expérimentation contrôlée chez l'humain ne vient les confirmer.
Un régime pauvre en graisses n'a tout simplement pas été étudié, dans les sources disponibles, comme intervention contre le vieillissement cutané. Il n'existe aucune donnée directe sur ce que provoque une réduction importante des graisses alimentaires sur la peau. On ne peut donc pas conclure, sur la base de ces travaux, que manger moins gras maintient la peau plus jeune.
Du côté de la recherche animale : chez la souris, un régime riche en graisses a stimulé la croissance de cellules adipeuses dans la couche profonde de la peau et la mobilité de certaines cellules cutanées appelées fibroblastes (les cellules qui produisent le collagène et l'élastine). Si cet effet est bénéfique ou délétère à long terme pour le vieillissement cutané chez l'humain, cela reste indéterminé.
Ce qui ressort de façon cohérente : la qualité globale de l'alimentation compte bien plus que la seule teneur en graisses. Des régimes riches en antioxydants, légumes, fruits, noix et légumineuses sont associés, dans plusieurs revues, à une peau plus saine et à moins de signes visibles de vieillissement. C'est la combinaison d'un index glycémique bas, de micronutriments et d'une bonne hydratation qui joue un rôle, et non la réduction des graisses en tant que telle.
Toutes les sources sont des revues narratives ou des études animales. Aucun essai clinique randomisé contrôlé chez l'humain comparant directement un régime pauvre en graisses à un régime riche en graisses sur des critères de vieillissement cutané n'a été retrouvé. Toute affirmation causale est donc injustifiée à ce stade.